Ennéagramme et croyances

Ennéagramme et croyances

30 août 2021 ennéagramme 2

Accompagner les personnes avec le modèle des conseillers de l’ennéagramme et l’évaluation des croyances

Nous vous proposons 2 outils simples et efficaces pour accompagner vos clients / patients et travailler sur leurs croyances inadaptées. Ces 2 outils sont disponibles en ligne sur notre site et utilisables à tout moment avec un mot de passe(nous contacter).

Intro

Le coaching s’oriente sur les objectifs plutôt que sur les problèmes. Ainsi la formulation et la réalisation d’objectifs devient primordial. Il s’agit de faire ressortir les points forts des personnes, de les aider à dépasser des barrières et des limites personnelles afin de réaliser le meilleur d’elles-mêmes.

Dans ce contexte, les croyances peuvent façonner, influencer ou même déterminer le degré d’intelligence, la santé, les relations, la créativité et même la capacité au bonheur. Ces croyances peuvent être dysfonctionnelles ou inadaptées. Il est alors important dans l’accompagnement de flexibiliser ces croyances.

L’ennéagramme va apporter une meilleure gestion des états internes et une meilleure compréhension de différentes positions perceptuelles. Il sera alors plus facile de flexibiliser ces croyances, et ainsi d’aider le coaché à atteindre ses objectifs.

Pour se faire, nous proposons 2 outils de coaching efficaces pour travailler sur les croyances. Le modèle des conseillers de l’ennéagramme qui permet un décentrage et l’outil de l’évaluation des croyances.

Le poids des croyances : 6 positions perceptuelles

L’accompagnement peut être décrit à partir de différents niveaux (6 Niveaux Logiques de Dilts, 1989…2000). Ces 6 niveaux sont :

  • l’environnement                            (opportunités et contraintes)
  •  le comportement                         (actions à mettre ou mises en place dans un objectif)
  •  les compétences                         (direction : planifications ou stratégies mentales)
  •  les valeurs et croyances             (raison : permissions et motivations)
  •  l’identité                                         (mission : sens et vision individuelle/organisationnelle)
  •  et le spirituel                                 (vision plus large : responsabilité sociétale)

 

Les facteurs environnementaux (ou situationnels) déterminent le contexte. Comme l’explique très bien la théorie implicite de la personnalité, agir sur les comportements et les croyances ne peut se faire que si l’on identifie avant tout les contraintes de départ.

Les comportements ciblent les routines individuelles ou les procédures organisationnelles. Les compétences (capacités et stratégies mises en place) soutiennent la performance d’un comportement et les prises de décisions.

 

Les croyances clefs de voute

C’est à ce moment que les valeurs et croyances façonnent la stratégie et les capacités utilisées. Ce sont ces croyances qui apportent la motivation et les principes qui vont soutenir ou inhiber les comportements pour l’atteinte des objectifs. Les valeurs et croyances nourrissent le sens de l’identité d’un individu ou d’une organisation, et sa vision. Le dernier niveau correspond à une vision qui dépasse l’individu ou l’organisation. On parle ici de spiritualité ou de responsabilité sociétale.

Les croyances sont une clef de voute de tous ces niveaux. Agir sur les croyances, c’est se donner les moyens d’influencer notre bien-être, nos comportements et notre efficacité.

Les croyances

Les croyances constituent essentiellement des jugements et évaluations à propos de SAM. De Soi, des Autres et du Monde. Elles peuvent vous propulser vers les sommets du succès ou vous plonger dans les affres de l’échec. Vos croyances prennent forme de toutes sortes de façons conscientes, mais aussi inconscientes. Vous apprenez de vos parents que vous êtes doué, de votre professeur que vous ne savez pas dessiner. Dans certains cas, si vous croyez ne pas savoir dessiner, vous omettrez toutes les occasions d’apprendre à dessiner. Après tout un professeur vous a dit que vous n’étiez pas capable de dessiner.

Les croyances peuvent naître comme un implant dans son esprit (pour paraphraser Morpheus dans le film Matrix). Lorsque qu’un sujet vous agace et vous travaille, vous commencez à trouver des exemples qui valident « l’implant » et au bout d’un certain temps, vous développez une véritable croyance. Croyance qui a tendance à transformer une prédiction en réalité.

Ces croyances vont juger les situations comme »bonne-mauvaise », « juste-fausse », etc.. Mais certaines de ces croyances vont être inadaptées, ou trop rigides. On parlera de croyances dysfonctionnelles. D’ailleurs un psychologue, Jeffrey E. Young, a regroupé ces croyances dysfonctionnelles en 18 schémas cognitifs (faire le test sur notre site).

 

Ennéagramme, croyances et pentagramme cognitif

Ces croyances vont former ce que l’on appelle des pentagrammes cognitifs (J. Cottraux, 1995-2006), qui permettent de lier une croyance à une pensée automatique, à des émotions et à un/des comportement(s).

C’est sur ce modèle de pentagramme cognitif que l’ennéagramme apporte toute sont efficacité. L’ennéagramme décrit 9 profiles de personnalité, 9 pentagrammes cognitifs évoluées et complets. L’ennéagramme permet de mieux comprendre certains de ses comportements et des croyances associées.

Et si l’on veut rendre plus souples certaines de nos croyances inadaptées, quand celles-ci peuvent nous gêner dans notre quotidien ou dans notre recherche de bien-être ou d’efficacité, le modèle des conseillers de l’ennéagramme se révèle un très bon outil pour se décentrer, et analyser une situation avec un autre regard.

1er outil : le modèle des conseillers

Prendre une autre position (se décentrer) implique la capacité à adopter le point de vue d’une autre personne. C’est le fondement de la compassion et de l’empathie. Cela permet de mettre en perspective certains de nos comportements et croyances.

Nos perceptions de situations et d’expériences sont grandement influencées par notre point de vue ou la perspective adoptée. Être capable de prendre différentes perspectives à propos d’une situation (décentrage) est un élément clef pour prendre du recul, mieux interpréter et prendre de meilleures décisions. En fait il existe plusieurs positions perceptuelles de base à partir desquelles n’importe quelle situation peut être examinée.

 

Ennéagramme et croyances

L’ennéagramme propose 9 positions de base que nous pouvons prendre afin de percevoir une expérience spécifique. La première position est votre position de base, celle de votre ennéatype, celle que vous ressentez.

Le modèle des conseillers vous propose alors d’analyser une situation en se décentrant dans les positions de 2 autres profiles de l’ennéagramme. On parlera alors d’un conseiller intérieur (Ennéatype A) et d’un conseiller extérieur (Ennéatype B). Le choix des ennéatypes A et B n’est pas aléatoire et s’effectue dans un ordre précis.

La première position implique de faire l’expérience de quelque chose à travers vos propres yeux. La deuxième position consiste à faire l’expérience de quelque chose comme si vous étiez dans les chaussures d’une autre personne. En l’occurrence dans la position de l’ennéatype A, votre conseiller intérieur. La troisième position suppose de se tenir à la place de l’ennéatype B, votre conseiller extérieur.  Vous allez faire l’expérience du monde à travers les yeux, les pensées, les sensations, les croyances de 2 autres personnes.

Dans ces positions, vous serez dissocié de vous-même et associé à l’autre. Vous vous adresserez à votre soi « première position » en tant que « vous » (au lieu de « je » ou « moi »), employant le langage de la 2ème personne. Adopter temporairement la position d’une autre personne est un magnifique moyen d’évaluer l’efficacité dont vous faites preuve de votre côté de la boucle de communication.

 

Dernière position synthétique

La 4ème position implique une synthèse des 3 autres perspectives, créant un ressenti « d’incarner le système entier ». A partir de là, vous avez la capacité de visualiser différentes positions et de mettre en perspectives votre point de vue initial. C’est une base pratique et efficace pour revisiter certaines des croyances et les assouplir.

Par exemple, pour qu’une valeur (croyance plus subjective) telle que le « professionnalisme » soit exprimée en comportements, il faut construire des croyances sur ce qu’est le professionnalisme (une définition), comment le reconnaître dans les comportements (les preuves) et vers où cela mène (ses conséquences).

2ème outil : l’évaluation des croyances

Il est crucial d’être capable d’évaluer et traiter le système de croyances si l’on veut aider des gens à atteindre leurs objectifs. S’il y a trop de doutes ou de conflits, les plans d’actions ne peuvent pas être efficacement poursuivis. A l’inverse, les croyances et présuppositions autonomisantes peuvent libérer les capacités et les compétences qui sont intrinsèques chez une personne ou un groupe, mais qui jusqu’alors n’avaient pas été mobilisées.

Nous proposons 5 formulations de croyances qui influencent de façon significative le processus de changement. Déterminer la relation d’une personne avec chacune de ces croyances ainsi que leur degré d’adhésion donne une information intéressante qui révèle et localise les problèmes potentiels par rapport à la motivation et à la confiance.

  1. L’envie d’atteindre l’objectif
  2. La confiance que l’objectif est atteignable
  3. La difficulté des comportements nécessaires pour atteindre l’objectif
  4. La croyance que l’on est capable de produire les comportements nécessaires
  5. Le sentiment de sa propre valeur ou celui de l’autorisation que l’on peut avoir par rapport aux comportements requis et à l’objectif

 

Protocole

Après la formulation des croyances, les clients peuvent évaluer leur degré de confiance sur une échelle de 1 à 5 (du plus bas au plus élevé) vis-à-vis de chaque formulation. Toute formulation qui reçoit une évaluation basse indique une source possible de résistance ou d’interférence qu’il faudra traiter d’une manière ou d’une autre.

Nous avons établi un protocole d’évaluation des croyances, disponible en ligne (avec un mot de passe), simple et efficace pour investiguer le positionnement du client vis-à-vis des 5 croyances. Ceci permet de déterminer la disposition du client envers un objectif.

Une façon d’aider un client à contourner les limitations qu’il perçoit est d’utiliser le recadrage. En d’autres termes, cela veut dire mettre un cadre différent ou nouveau autour d’une croyance ou d’une expérience. En termes psychologiques, cela consiste à transformer la signification d’une représentation en la plaçant dans une structure ou un contexte différent de celle perçue à l’origine. Un tel cadre établit les bordures et contraintes qui existent autour d’une situation. Il influence beaucoup l’interprétation à travers le sens qu’il propose et les réponses qui sont définies comme possibles.

Elargir la compréhension d’une situation permet de l’interpréter différemment, comme le montre l’exemple ci-dessous.

Danger !  Piranha

Danger !  pour le Piranha

Conclusion

Bien entendu, le travail sur les croyances nécessite de travailler aussi sur les comportements (comportement à objectiver « je veux » – éviter les négations – et à encourager – feed back – j’ai vu et j’ai apprécié) et les compétences (style d’apprentissage [VAK – j’apprends en regardant ou lisant – j’apprends en écoutant et discutant – j’apprends en testant], ancrage et visualisation).

Comme nous l’avons vu à travers le pentagramme cognitif, croyances, pensées, émotions et comportements sont liés. Agir sur un maillon de la chaîne, c’est agir sur toute la chaîne.

L’ennéagramme propose des chaînes spécifiques pour chacun des profils, des ennéatypes. Nous proposons d’ailleurs les cartes mentales de l’ennéagramme® afin de visualiser simplement pour chacun des ennéatypes les schémas cognitifs et les chaînes de croyances.  Si les croyances sont moins accessibles, à l’inverse les comportements sont plus appréhendables. Il est alors plus facile de remonter la chaîne avec le client afin d’isoler ses croyances inadaptées. Le modèle des conseillers va permettre une mise en perspective des croyances. L’évaluation des croyances de son côté va permettre de suivre l’évolution des croyances et des comportements attenants.

Nous portons tous en nous-mêmes les mêmes croyances. C’est le poids et la rigidité que nous donnons à certaines croyances par rapport aux autres qui nous définissent comme individu unique. Les problèmes se présentent lorsque les modes de pensées, de comportements et de croyances demeurent fixes quelle que soit la situation.

Nos autres outils :

 

2 réponses

  1. […] Outils des croyances […]

     

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