Le courage d’être soi

Tests of personality - tests de personnalité

Le courage d’être soi

10 novembre 2017 Bien Etre psychologie 0

Le courage d’être soi de Jacques Salomé – Photo: Bondues 2013 –

Psychosociologue, Jacques Salomé fut longtemps formateur en relations humaines. Il se bat toujours pour que l’on enseigne la communication à l’école comme une matière à part entière. Pour lui; « c’est le seul antidote non violent à la violence »

L’art de communiquer en conscience

Principales composantes de notre personnalité (liste non exhaustive). Classification structurale; angoisses et peurs, mécanismes de défense et manière d’entrer en relation avec les autres et le monde:

Composantes sadisantes ou masochiques (faire mal ou se faire mal), hystéroïdes (drame), paranoïdes ou paranoïaques (méfiance, lutte contre la dépendance), phobiques (objet ou situation), obsessionnelle (contrôle, rigueur), d’instabilité des humeurs ou des comportements (émotions cycliques), perverses (l’autre réduit au statut d’objet), parasitaires (besoin de dépendance).

Il appartiendra à chacun d’entre nous d’être le plus lucide possible sur ses propres composantes. Et surtout sur sa domination principale, et celles de son partenaire. Il est illusoire de croire à leur disparition mais on peut les assouplir.

C’est bien celui qui souffre qui produit sa souffrance à l’intérieur de lui, même si elle est générée par une violence reçue de l’extérieur qui, elle, l’a blessé. Car ce n’est pas à proprement parlé ce que l’autre dit ou fait qui nous blesse ou nous déstabilise, c’est ce qu’il touche de sensible, de déjà meurtri en nous…

 

Un responsable. Mais pas nous

Un des mythes les plus profondément enracinés dans notre société, c’est la croyance que les choses nous arrivent de l’extérieur, une cause indépendante de notre volonté et donc un responsable, un coupable à nos difficultés. Que quelqu’un (Dieu), quelque chose (le hasard), un enchainement irrémédiable (le destin ou le sort) veille ou pèse sur nous!

Ainsi risquons-nous de pratiquer vis-à-vis de nous même la pire des escroqueries: celle de ne pas entendre que nous sommes partie prenante de tout ce qui nous arrive, que nous sommes à la fois les initiateurs et les producteurs de notre propre souffrance.

… en fonction des réponses et des non-réponses de nos proches ou de notre environnement …..  (note perso: Implicite / Explicite, ne rien dire est un choix, une action, Confirmer / Infirmer – voir TIP Théorie Implicite de la Personnalité).

 

Pardonner (se)

Ce qu’il faudrait apprendre à pardonner, c’est nous-mêmes, pour toute l’autoviolence entretenue par nos conduites. Les blessures originelles, celles qui s’inscrivent très tôt dans la vie d’un enfant, peuvent déstabiliser profondément un être et le rendre vulnérable pour tout le futur de ses relations aux autres.

Je m’engage dans la durée avec une part d’inconnu de moi et une part d’inconnu de toi, c’est à dire sans connaître encore l’homme ou la femme que je serai, ni celui ou celle que tu deviendras toi-même. Ton engagement lucide et honnête suppose d’accepter le fait que tout engagement est un engagement à 3: toi, moi et une part d’inconnu et de mystère liée à l’évolution possible de chacun de nous.

Comment puis-je concilier durée dans l’engagement et changements, évolution nécessaires ? La fidélité à l’autre est directement proportionnelle à la fidélité que je peux avoir à l’égard de moi-même.

Savoir, Savoir Faire, Savoir être, Savoir Faire Faire, Savoir Créer, Savoir Devenir.

L’accord amoureux, c’est peut-être quand l’échange s’articule autour de l’entente. Qu’il se fonde sur la cohabitation harmonieuse de sentiments et de ressentis authentiques et positifs qui vibrent à l’unisson.

Apprendre à différentier ressentis et sentiments.

Le prix de la liberté d’être: « l’une de mes demandes essentielles n’est pas une demande d’amour mais une demande de respect, d’écoute, de tolérance par rapport à ce que je suis. »

Charte de bien Etre:

  1. je peux découvrir à tout âge que je suis partie prenante et coauteur de tout ce qui m’arrive.
  2. Je peux apprendre à n’entretenir ni accusation sur l’autre, ni auto-accusation pour tout ce qui surgit dans ma vie
  3. S’il me vient de l’autre, une parole, .. qui me fait violence, je peux nommer mon ressenti et remettre chez l’autre ce qui lui appartient quand ce qu’il m’a envoyé n’est pas bon pour moi.
  4. Quand vient de l’autre, … une parole que je peux accueillir comme un cadeau, il m’appartient de le recevoirMa responsabilité en sera de rayonner et de contribuer ainsi …
  5. Chaque fois que je prends le risque de me positionner, de m’affirmer en me respectant, je prends le risque de me différencier. Ce faisant je peux heurter, … Je peux apprendre à cohabiter avec ma solitude.
  6. En osant des demandes directes et ouvertes, j’accepte aussi de ne pas contrôler la réponse de l’autre …
  7. Mais aussi en passant du réactionnel au relationnel, j’agrandis les possibles de l’échange.
  8. En m’appuyant sur quelques outils susceptibles de favoriser la communication …
  9. J’aggrandis et je développe mon autonomie et ma liberté. Ceci chaque fois que j’apprends à prendre soin de mes besoins, de mes désirs ou de mes sentiments sans les faire peser sur l’autre.
  10. Quand je ne confonds plus culpabilité, culpabilisation (venant de l’autre) et auto-culpabilisation. J‘inscris un meilleur ancrage dans la réalité et je propose aussi une référence moins parasité à l’autre.
  11. Si j’accepte de découvrir que tout changement personnel a un prix à payer en termes d’exigences, de rigueur, de renoncements, …

La pire des solitudes n’est pas d’être seul mais d’être un compagnon … épouvantable pour soi-même

 

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