Test du besoin de cognition

Tests of personality - tests de personnalité

Test du besoin de cognition

25 mai 2019 psychologie 0

Test du besoin de cognition (NFC-SF - Cacioppo 1984)

Partant de la validation française à l'université de Rennes par Mareï Salama Younes

Test du besoin de cognition

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Image parGerd Altmann de Pixabay

Êtes-vous un avare cognitif ou un geek cognitif ?

Certains individus possédant une faible motivation et une faible propension à la réflexion seraient caractérisés comme des « avares cognitifs » (chronic cognitive misers). Tandis que les individus qui semblent pourvus d’une forte motivation et propension à cette activité seraient définis comme des personnes actives (chronic cognitivers). En bref, on pourrait parler à l’extrême de « Geek » cognitif.

Le besoin de cognition (need for cognition, NFC) est défini comme une tendance individuelle à réfléchir et à expliquer un événement. D’autre part, ce besoin est défini comme la compréhension et la capacité à tenir un raisonnement sur le monde environnant. Ainsi, les individus qui possèdent un fort besoin de cognition auront tendance à s’engager, par plaisir, dans un processus de raisonnement poussé.

Ainsi ces individus recherchent systématiquement à donner du sens à l’information à laquelle ils sont confrontés. Ces individus génèrent par conséquent plus de pensée. En d’autres termes, ils ont tendance à davantage élaborer que les personnes à faible besoin de cognition.

Les psychologues sociaux ont identifié deux variables clés pour la compréhension de l’évolution de l’attitude: le besoin d’évaluer et le besoin de cognition (Petty, Fazio, & Briñol, 2009). Plus important encore, l’interaction entre ces deux traits de personnalité tend à prédire des patterns de changement d’attitude (Petty, Fazio & Briñol, 2009). Pour en savoir plus, voir l’article sur les dissonances cognitives.

Je raisonne, je crée ou j'évalue

Si les individus qui ont un fort besoin de cognition et ceux qui ont un faible besoin de cognition cherchent à donner un sens au monde environnant, les uns et les autres adoptent des démarches différentes pour y parvenir. Les premiers seraient plus naturellement orientés vers la recherche d’informations dans le but de donner sens aux stimuli. Mais aussi aux relations interpersonnelles, et aux événements du monde environnant. Les seconds seraient caractérisés comme faisant préférentiellement appel à des heuristiques cognitives (l’art d’inventer, des découverte) ou des processus de comparaison sociale (besoin d’évaluation) pour structurer le monde environnant.

Epstein et ses collaborateurs mesurent par le besoin de cognition, l’engagement rationnel des individus. Celui-ci reflète la tendance des individus à davantage faire appel, pour traiter l’information, au système rationnel dans lequel l’individu opère intentionnellement à un niveau conscient, de manière analytique, verbale et avec peu d’affects. Les individus, dont le besoin de cognition ou l’engagement rationnel est élevé, traitent l’information davantage en profondeur.

Pour conclure cette courte synthèse, le besoin de cognition a fait l’objet de plusieurs centaines d’études anglo-saxonnes. Que ce soit dans le domaine juridique (Shestowsky & Horowitz, 2004), la prise de décision (Patrick, Durndell & Dreaming, 2004), les attitudes individuelles (Crowson, 2004), le changement d’attitude (Falces, Brinol, Sierra, Becerra & Alier, 2001), l’utilisation d’internet (Amichai-Hamburger & Kaynar, 2007), cette dimension joue un rôle déterminant dans le traitement de l’information.

 

Le test du besoin de cognition

Ce test du besoin de cognition est tiré de la thèse doctorante « Etudes socio-cognitives des besoins fondamentaux: échelles de mesure et application socio-cognitive pour une population d’étudiant » de l’université de Rennes par Mareï Salama Younes. En tout cas pour sa validation française.

Effectivement le test est d’origine américaine (Cacioppo & Petty 1982). Il mesure la tendance pour un individu à s’engager dans et à apprécier la réflexion. A l’origine le test comportait 34 items. 

L’ensemble des résultats de la validation française atteste que cette échelle courte possède des bonnes qualités du point de vue du sens. Mais aussi de l’uni-dimensionnalité et des propriétés psychométriques, tel que défini dans le monde scientifique.

Ce test du besoin de cognition avec le test du besoin d’évaluation et celui du besoin de clôture s’harmonise bien avec l’approche de Carol Dweck. En particulier, vous trouverez ci-dessous les références de son livre sur les états d’esprit.

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