Ennéagramme et Schémas Cognitifs

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Ennéagramme et Schémas Cognitifs

12 mars 2019 psychologie 4

L'Ennéagramme et Schémas cognitifs

Les Schémas cognitifs

Ennéagramme et schémas cognitifs: en psychologie cognitive, les schémas sont des représentations mentales abstraites. Ce sont des stratégies d’adaptation que nous mettons en place de manière répétitive face à certaines situations.

Le concept de schéma cognitif, principalement introduit par Beck, désigne les croyances (connaissances) de base qui constituent la compréhension qu’a une personne d’elle-même, du monde et des autres. Ces croyances s’élaborent à partir des expériences vécues au cours de la vie, celles de l’enfance étant particulièrement marquantes.

 

Schémas inadaptés

À un moment particulier, selon le contexte et les événements, un schéma (ou un ensemble de schémas) peut être activé. Une fois activé, il constitue la base à partir de laquelle la personne interprète et réagit à la réalité.

Ces schémas peuvent dans certaines situations être inadaptés ou dysfonctionnels.

Par exemple, la personne dépendante croit qu’elle est incompétente et incapable de se débrouiller seule. Elle a alors tendance à sur développer des stratégies pour compter sur les autres et éviter les décisions et les défis importants. Ainsi elle ne développe pas suffisamment l’autonomie et la capacité de prendre des décisions.

Selon Young, les schémas précoces inadaptés représentent des modèles ou des thèmes importants et envahissants pour l’individu. Young a déterminé 18 schémas.

L'Ennéagramme

Popularisé dans les années 1970 du courant de la psychologie humaniste, l’ennéagramme est une méthode de développement personnel et de management.

9 manières d’interagir

L’ennéagramme décrit neuf manières différentes d’aborder le monde, et en conséquence neuf manières très différentes d’interagir avec celui-ci. Ennea signifie 9 en grec. Chacun des 9 ennéatypes a ses forces, ses faiblesses. Chacun de nous privilégie certaines informations et en laisse d’autres de côté, d’une manière inconsciente, se limitant à une version de la réalité. L’ennéagramme met en lumière ces peurs irrationnelles plus ou moins inconscientes et une « compulsion », une volonté farouche d’éviter à tout prix ce dont on a peur.

Cette compulsion va structurer 9 schémas de personnalité et les rapports avec les autres : la manière de se comporter, la manière de communiquer, les attentes, les motivations.

Cet outil de développement personnel permet de mieux se connaître et de se libérer de certains automatismes parfois limitants. Ainsi d’améliorer ses relations interpersonnelles et son Bien Etre.

Cela donne une typologie dynamique et pas statique. Sa marque de référence est la simplicité et la symétrie, donc facilement abordable et applicable. Mais la différentiation interne est complexe et puissante pour ceux qui veulent creuser.

Points communs et différences

Nos comportements peuvent à certains moments être inadaptés à certaines situations. Ils peuvent même correspondre à ce que Jean Cottraux appelle des scénarios de vie. Sans obligatoirement s’en rendre compte nous reproduisons des mêmes comportements.

Mais pour modifier ou adapter ces comportements, il faut comprendre nos motivations parfois profondes et pas facilement accessibles.

 

Comportement et motivations

L’ennéagramme et les approches cognitives sont toutes les 2 d’accord. Un même comportement n’a pas obligatoirement les mêmes causes, les mêmes motivations. L’analyse seule des comportements ne saurait donc suffire à expliquer les motivations qui nous poussent à agir de telle ou telle manière.

Si le comportement s’avère être un problème, tenter de le changer en lui-même peut paraître inutile puisque l’idée qui le motive lui survit. Le problème est aussi, bien souvent, que cette idée-cause n’est pas facilement accessible de manière explicite et facile, car éloignée du comportement effectif, non exprimée en mots ou parfois tout simplement non acceptable.

 

Les croyances, les schémas cognitifs et les modes

En approche cognitive, on va identifier les pensées automatiques dysfonctionnelles génératrices de certains de nos comportements et tenter de les modifier. Ces pensées automatiques, inconscientes sont basées sur des croyances. « Je ne dois pas faire d’erreur », « on ne peut pas faire confiance aux autres »… Qui associées vont constitués des schémas cognitifs. L’association de ces schémas va constituer des « modes » cognitifs.

Nous avons tous construits des schémas pendant notre enfance que nous avons (ou pas) renforcé au cours de notre vie et de nos expériences. Ces schémas définissent notre personnalité, nos attitudes, nos comportements.

Mais de l’extérieur il est plus facile d’identifier des comportements, des émotions que des croyances et des schémas qui nous appartiennent au plus profond. Nos comportements sont la partie visible de l’iceberg. Les schémas la partie immergée de l’iceberg.

 

Identifier les schémas 

La méthode spontanément associée à la restructuration cognitive est dite du « questionnement socratique ». En thérapie et en coaching, ce sera plus simplement sans doute, de semer le doute dans l’esprit du client, l’amener à remettre en cause certaines de ses croyances. Accessoirement, mais l’effet est intéressant, ce sera aussi décentrer sa pensée du problème. Ainsi engendrer l’émotion négative, pour l’inciter à se focaliser sur l’une des causes possibles de l’émotion.

En réalité, la maîtrise d’une telle technique demande assez d’entraînement. Il n’est pas rare de voir chez les thérapeutes ou les coachs moins expérimentés, une certaine volonté de piéger le client, de le mettre coûte que coûte face à ses erreurs de logique, de s’ériger en maître à penser…un peu comme Socrate.

C’est pour cela que les modes avec des profils prédéterminés ont l’avantage de pouvoir présenter une approche simple pour les clients et pour les thérapeutes ou coachs.

Pour identifier ces modes, la phase de diagnostic est essentielle. La phase de diagnostic comprend l’administration de questionnaires qui évalue les schémas et les stratégies d’adaptation.

 

L’ennéagramme et ses 9 schémas cognitifs

L’ennéagramme présente 9 profils pré-établis (qui peuvent être comparés aux modes cognitifs). Nous utilisons tous ces 9 modes, mais dans certaines situations nous sur-jouons un mode et sous sous-jouons un autre mode. Comme en approche cognitive l’utilisation répétitive d’un mode ou de plusieurs.

De la même manière ces 9 profils sont l’association de croyances et de pensées automatiques.

Ces modes ou profils  induisent des comportements stéréotypés, dont on n’a pas conscience. Comportements qui peuvent nous compliquer la vie dans notre quotidien au travail, avec nos enfants ou notre conjoint.

Dans le cas de troubles de la personnalité, de conduites addictives, … il est nécessaire de consulter un professionnel. Mais dans un cadre de développement personnel ou d’optimisation de notre management d’équipe, ou tout simplement d’amélioration de nos relations interpersonnelles (conjoint, enfants, collègues, n+1…), l’ennéagramme nous permet d’identifier le mode que nous sur-jouons et qui peut nous poser des problèmes. Il nous propose aussi 8 autres modes qui peuvent être des alternatives à notre approche habituelle.

Ennéagramme et mécanismes de défense

Croyances cognitives et Ennéagramme

L’Ennéagramme et 14 des 18 schémas cognitifs de Young

Exemples de croyances et stratégies cognitives

Ainsi avec l’ennéagramme, il est relativement facile de prendre conscience de nos schémas qui peuvent nous compliquer la vie.

 

4 réponses

  1. […] Il est aussi intéressant d’associer l’approche de l’ennéagramme (9 typologies) et les 18 schémas cognitifs (Young). En savoir plus. […]

     
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